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Bulletin de paie 2026 : mentions obligatoires et modèle simplifié

DAIRIA Avocats · 28 mars 2026 · 3 min de lecture
Bulletin de paie 2026 : mentions obligatoires et modèle simplifié

Le bulletin de paie : un document essentiel encadré par la loi

Le bulletin de paie est le document que l’employeur doit remettre à chaque salarié lors du paiement de sa rémunération. Encadré par les articles L. 3243-1 à L. 3243-5 du Code du travail, il constitue un élément de preuve fondamental tant pour le salarié que pour l’employeur. Depuis 2018, un modèle simplifié est obligatoire. Voici le guide complet des obligations en 2026.

Mentions obligatoires du bulletin de paie

L’article R. 3243-1 du Code du travail liste les mentions devant figurer sur le bulletin de paie :

Informations sur l’employeur

  • Nom et adresse de l’employeur, ou dénomination de l’établissement ;
  • Numéro de SIRET ;
  • Code APE/NAF ;
  • Convention collective applicable ou référence au Code du travail.

Informations sur le salarié

  • Nom et prénom du salarié ;
  • Emploi occupé et classification conventionnelle (niveau, coefficient) ;
  • Période et nombre d’heures de travail ;
  • Distinction entre heures normales et heures supplémentaires (avec taux de majoration).

Informations sur la rémunération

  • Nature et montant brut des éléments de rémunération ;
  • Montant et assiette des cotisations et contributions sociales ;
  • Taux de cotisations salariales et patronales ;
  • Nature et montant des autres versements et retenues ;
  • Montant net imposable ;
  • Montant net social (obligatoire depuis juillet 2023) ;
  • Montant net à payer avant et après impôt sur le revenu (prélèvement à la source) ;
  • Date de paiement ;
  • Cumuls annuels.

Le modèle de bulletin simplifié

Depuis le 1er janvier 2018, toutes les entreprises doivent utiliser le bulletin de paie simplifié (décret n° 2016-190 du 25 février 2016 et arrêté du 25 février 2016). Ce modèle regroupe les cotisations par risque couvert (santé, accidents du travail, retraite, famille, chômage) au lieu de les détailler ligne par ligne.

Depuis le 1er juillet 2023, le montant net social doit obligatoirement figurer sur le bulletin, facilitant les démarches des salariés auprès de la CAF et des organismes sociaux.

Mentions interdites

L’article L. 3243-2 du Code du travail interdit de faire figurer sur le bulletin de paie toute mention relative à l’exercice du droit de grève ou aux fonctions de représentant du personnel. La retenue sur salaire pour fait de grève doit apparaître sous un libellé neutre (« absence non rémunérée »).

Conservation du bulletin de paie

L’employeur doit conserver un double des bulletins de paie pendant 5 ans (article L. 3243-4). Le salarié, lui, est invité à conserver ses bulletins sans limitation de durée, car ils peuvent être nécessaires pour la reconstitution de sa carrière et le calcul de sa retraite.

Sanctions en cas de non-conformité

  • Non-remise du bulletin : contravention de 3e classe (450 euros par bulletin manquant) ;
  • Mentions erronées ou manquantes : dommages et intérêts si le salarié démontre un préjudice ;
  • Mention interdite (grève, activité syndicale) : dommages et intérêts pour discrimination.

Pour sécuriser vos bulletins de paie, consultez les avocats en droit social DAIRIA.

FAQ : Bulletin de paie

L’employeur peut-il remettre le bulletin de paie par voie électronique ?

Oui, depuis la loi Travail de 2016, la dématérialisation est le principe par défaut. Le salarié peut s’y opposer (article L. 3243-2).

Le bulletin de paie fait-il preuve du paiement du salaire ?

Non. Le bulletin de paie ne constitue pas une preuve du paiement. L’employeur doit pouvoir prouver le paiement effectif par virement bancaire ou autre moyen.

Combien de temps conserver les bulletins de paie ?

L’employeur : 5 ans minimum. Le salarié : sans limitation de durée recommandée.

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