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Arrêt Cass. soc., 17 décembre 2025, n° 24-13.585 : Clause de non-concurrence illicite — droit à réparation du salarié — Analyse employeur

DAIRIA Avocats · 17 décembre 2025 · 2 min de lecture
Arrêt Cass. soc., 17 décembre 2025, n° 24-13.585 : Clause de non-concurrence illicite — droit à réparation du salarié — Analyse employeur

Les faits

Un salarié avait respecté pendant plusieurs mois une clause de non-concurrence dépourvue de contrepartie financière (et donc nulle). Il demandait la réparation du préjudice subi du fait de cette restriction de sa liberté professionnelle.

La question juridique

Un salarié qui a respecté une clause de non-concurrence nulle (absence de contrepartie financière) peut-il obtenir réparation du préjudice subi ?

La solution de la Cour de cassation

Oui. La Cour affirme que le salarié qui a respecté une clause de non-concurrence illicite peut prétendre à la réparation du préjudice subi, sur le fondement de l’article L. 1121-1 du Code du travail et du principe fondamental de libre exercice d’une activité professionnelle.

Analyse côté employeur

L’employeur qui maintient dans ses contrats une clause de non-concurrence sans contrepartie financière s’expose non seulement à la nullité de la clause mais aussi à une indemnisation du salarié qui l’a respectée de bonne foi. Le risque financier est double.

Conséquences pratiques pour les DRH

  • Auditer toutes les clauses de non-concurrence en portefeuille pour vérifier la présence d’une contrepartie financière.
  • Supprimer ou régulariser les clauses illicites par avenant.
  • Former les recruteurs aux conditions de validité des clauses.

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